Sauvons l'Europe - SciencesPo.

Blog du collectif local de l'association "Sauvons l'Europe" à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.

15 octobre 2008

A Sciences Po, « Sauvons l’Europe » demeure à l’ordre du jour !

Après plus d’une année d’absence, le collectif Sauvons l’Europe se reconstitue à Sciences Po !

Trois ans après la création du mouvement Sauvons l’Europe qui avait suivi le rejet du Traité établissant un Constitution pour l’Europe, peu de chemin a été réellement parcouru vers une Europe sociale et politique.

Parce que nous ne nous satisfaisons pas d’une Europe qui ne serait qu’un libre marché où primeraient les petits arrangements entre nations, le collectif Sauvons l’Europe de Sciences Po entend poursuivre, avec l’ensemble des étudiants de l’Institut, le combat pour une Europe sociale et politique, le combat pour une Europe des citoyens.

Parce que nous refusons l’eurosceptiscisme, nous sommes convaincus que c’est par le débat, la confrontation d’idées et l’implication des citoyens eux-mêmes que nous pourrons continuer à construire une Europe qui réponde à l’aspiration de ces derniers. À Sciences Po, Sauvons l’Europe reprend ses activités en ce sens : l’organisation de conférences thématiques et la publication régulière d’un bulletin d’information largement diffusé auprès des étudiants.

La France préside le conseil de l’UE pour encore quelques mois. C’est aussi l’occasion de relancer fortement la construction européenne, grippé depuis de trop nombreuses années.

Les citoyens attendent en outre des réponses claires de la part de l’UE sur un certain nombre de sujets, notamment la crise financière. C’est pourquoi, en novembre, Sauvons l’Europe organisera une université thématique « Quelle réponse politique européenne à la crise financière ? ». Cet événement qui réunira de nombreux spécialistes est destiné en particulier aux étudiants.

Aujourd’hui, le mouvement européen démocratique et progressiste doit faire entendre sa voix car, nous en sommes convaincus, c’est dans l’Europe que les citoyens doivent voir leur avenir.

Dès maintenant, donc, à Sciences Po, soyons nombreux à rejoindre le collectif local de Sauvons l'Europe !

Je vote pour Sauvons l'Europe lors de la procédure de reconnaissance des associations.

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21 juin 2008

L’Europe toujours en danger !

Position de l'association après le non irlandais.

La construction d’une Europe politique est à nouveau mise à mal par le résultat du référendum en Irlande. Les Français sont très mal placés pour faire la leçon aux Irlandais. Pourtant, il faut bien dire que le résultat de ce référendum a de graves conséquences pour l’Europe, en la replongeant dans une criseinstitutionnelle dont on se demande encore une fois comment elle va se sortir.

Déjà, en 2005, il n’y avait pas de « plan B ». Le Traité de Lisbonne a fini par émerger difficilement des tractations entre gouvernements de l’Union. Aujourd’hui, il y a encore moins de « plan C » … Réussirat- on à en élaborer un, accepté par tous, et qui donne enfin à l’Europe les moyens de réagir rapidement aux mutations du monde ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit, donner à l’Union les moyens de réagir efficacement et concrètement face aux défis auxquels les Etats membres ne peuvent faire face tout seuls (en matière d’énergie, de climat, d’alimentation, d’action humanitaire, de sécurité, de négociation commerciale…)

Malheureusement, trop souvent, dans les débats à propos des référendums nationaux sur les réformes institutionnelles de l’Union, ce sont les politiques européennes, voire nationales, qui sont mises en cause.

Pour des motifs bien souvent contradictoires... Ainsi, au nom de politiques jugées mauvaises, on rejette  une réforme des institutions qui permettrait de faciliter l’adoption à la majorité de politiques représentant un progrès pour les citoyens européens. La mise en avant d’intérêts particuliers nationaux de court terme prime trop souvent sur l’intérêt général européen à long terme.

Les citoyens européens ont souvent l’impression que les politiques européennes ne répondent pas à leurs préoccupations. C’est effectivement le cas quand on ne parvient pas à répondre aux restructurations d’entreprises (la révision de la Directive sur les Comités d’Entreprise européens devrait donner des moyens de mieux y faire face) ou quand une Directive sur le temps de travail risque de provoquer une régression sociale … Il est manifestement illusoire de justifier la nécessité d’un renforcement institutionnel en l’absence de politiques sociales justes, mais il sera difficile d’améliorer les politiques sans institutions efficaces. Europe politique et Europe sociale doivent se renforcer mutuellement.

Quand le refus de ratifier un traité par un ou deux pays conduit à bloquer une avancée majoritairement partagée par les autres, on est en droit de s’interroger sur la règle de décision. C’était vrai en 2005, pour le Traité Constitutionnel ratifié par 18 pays, mais bloqué par le refus de deux autres ; c’est aussi vrai aujourd’hui pour le Traité de Lisbonne, lui aussi déjà ratifié par 18 pays. La procédure parlementaire, qui, rappelons-le, est aussi démocratique que le référendum, n’intègre t-elle pas mieux les contraintes liées à des textes de ce type ? En attendant l’émergence d’un « peuple européen » qui pourrait éventuellement légitimer un référendum paneuropéen …

En tout cas, il est urgent de trouver un moyen pour que les pays qui ne veulent pas d’une avancée européenne, n’empêchent pas ceux qui le veulent de le faire. Il est nécessaire de poursuivre le processus de ratification dans l’ensemble des 27 Etats membres pour que les choix s’opèrent dans la clarté. Toutefois, il faut aussi que se mobilisent les citoyens de l’Union, pour qu’ils fassent valoir leur attachement à la construction européenne, qu’ils rappellent la signification de celle-ci, mais aussi qu’ils l’infléchissent dans un sens plus démocratique. Tel était en juillet 2005 le sens de l’appel de Sauvons l’Europe. Cet appel est plus que jamais d’actualité :


« Sauvons l’Europe » demeure à l’ordre du jour !

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09 juin 2008

Message du collectif Sauvons l'Europe Île de France : comment adhérer ?

Chers amis,

 

Vous le savez, l'association Sauvons l’Europe - Collectif Ile-de-France a été créée cette année pour répondre au nombre croissant d'adhérents de Sauvons l'Europe habitant le territoirre francilien.

Les différentes formalités sont en phase terminale et notre compte-bancaire est en train d'être ouvert. Ainsi, je vous invite à adhérer à Sauvons l’Europe - Collectif Ile-de-France pour travailler ensemble et défendre nos valeurs communes pour que l’Europe avance.

Votre cotisation sera très utile à l'association, lui permettant notamment de mieux se structurer, d’organiser des événements de portée régionale, nationale et internationale, de rencontrer des personnes de tous les pays partageant nos valeurs européennes, et d’autres initiatives dont vous trouverez l’écho ou la description sur le site Internet national et sur celui de l'Ile-de-France, sans oublier notre blog.

Si vous souhaitez que le montant de votre cotisation soit encaissée rapidement ou que vous voulez éviter toute formalité papier, je vous invite à régler votre adhésion en ligne (transaction simple, rapide et sécurisée) au moyen du lien suivant : http://www.sauvonsleurope.org/adherer.php?liste=partielle (c'est en bas de la page).

Si vous préférez payer par chèque, vous trouverez, ci-joint, le formulaire de cotisation.

Le moment est donc venu de nous marquer votre confiance en adhérant à Sauvons l'Europe - Collectif Ile-de-France.

Comptant sur votre fidélité et votre engagement, je vous prie d’accepter l’expression de mes amitiés européennes.

 

Fabien CHEVALIER

Président

Sauvons l'Europe - Collectif Ile-de-France

 

Le site de Sauvons l'Europe : http://www.sauvonsleurope.org/

Le blog de Sauvons l'Europe : http://sauvonsleurope.over-blog.fr/

Le site du Collectif Ile-de-France : www.sauvonsleurope-iledefrance.info

 

 

Pour adhérer en ligne à Sauvons l'Europe - Collectif Ile-de-France (paiement sécurisé) : cliquez ici

 

 

Sauvons l’Europe est né aux lendemains du rejet par une majorité d’électeurs français du projet de Traité constitutionnel européen le 29 mai 2005.
L’association Sauvons l’Europe s’est donnée pour ambition de lutter contre l’euroscepticisme rampant au sein de la société française, notamment parmi l’électorat de gauche, en prolongeant le débat démocratique né au cours de la campagne référendaire sur le sens du projet européen.
Nous souhaitons ainsi démontrer qu’une Europe politique et sociale est plus que jamais nécessaire dans le contexte de la mondialisation afin de défendre nos valeurs humanistes et notre modèle de développement solidaire.

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13 mai 2008

Sauvons l'Europe est de retour à SciencesPo.

Chers amis,

 

Après plus d’une année d’absence, le collectif Sauvons l’Europe se reconstitue  à SciencesPo. !

 

Trois ans après la création du mouvement Sauvons l’Europe qui avait suivi le rejet du Traité établissant un Constitution pour l’Europe, peu de chemin a été réellement parcouru vers une Europe sociale et politique.

 

Parce que nous ne nous satisfaisons pas d’une Europe qui ne serait qu’un libre marché où primeraient les petits arrangements entre nations, le collectif Sauvons l’Europe de SciencesPo. entend poursuivre, avec l’ensemble des étudiants de l’Institut, le combat pour une Europe sociale et politique, le combat pour une Europe des citoyens.

 

Parce que nous refusons l’eurosceptiscisme, nous sommes convaincus que c’est par le débat, la confrontation d’idées et l’implication des citoyens eux-mêmes que nous pourrons continuer à construire une Europe qui réponde à l’aspiration de ces derniers.

 

Le 1er juillet, la France présidera le conseil de l’UE, et ce, jusqu’au 31 décembre. Ces six mois de présidence française doivent être l’occasion de relancer fortement le moteur de la construction européenne, grippé depuis de trop nombreuses années.

 

Le mouvement européen démocratique et progressiste doit faire entendre sa voix car, nous en sommes convaincus, c’est dans l’Europe que les citoyens doivent voir leur avenir.

 

Dès septembre, donc, à SciencesPo. soyez nombreux à rejoindre le collectif local de Sauvons l'Europe !

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01 octobre 2005

Appel : "Sauvons l'Europe"

Après le non français, puis néerlandais, suivis de l’ajournement britannique, après l’échec du sommet européen, le traité constitutionnel est moribond. Chaque jour, l’Europe se défait un peu plus, à une vitesse stupéfiante : les opinions publiques des divers Etats manifestent scepticisme ou angoisse. Les outils forgés hier pour construire l’Europe d’aujourd’hui sont aussi touchés : l’absence d’accord sur le budget de l’Union fait peser un sérieux risque sur les politiques communes. Les dirigeants européens n’offrent ni alternative, ni dynamique nouvelle. Jusqu’à l’Euro même qui voit sa légitimité et son utilité contestée : déjà des ministres en exercice de plusieurs pays importants l’ont publiquement mis en cause. De telles manifestations sont encore minoritaires, mais on sait qu’une monnaie, et l’Euro plus qu’une autre, ne tient guère que sur la confiance collective. Il est clair aujourd’hui que le fameux plan B n’existait pas, et était soit un mensonge, soit un leurre. Il n’y a aujourd’hui aucune alternative crédible au projet de Traité constitutionnel.

L’exigence d’un toit politique

Poursuivre le processus de ratification du traité relève de la décision des Etats membres : deux ou trois Etats, fussent-ils fondateurs, n’ont pas à décider pour tous les autres. Chaque peuple, chaque élu, chaque citoyen européen conserve le droit de dire ce qu’il en pense. Mais le blocage induit par le non de deux pays fondateurs peut laisser la crise enfler pendant de longs mois. Il nous faut prendre acte des votes de défiance, en analyser les raisons multiples. Il en émerge à la fois des aspirations souverainistes et protectionnistes, la peur de l’avenir mêlée à une aspiration à davantage d’Europe, notamment sociale. Cependant, quel que soit son avenir, l’esprit de ce traité demeure comme l’exigence d’un toit politique de l’Europe, préalable à tout approfondissement social.

Penser un nouveau projet

L’Europe traverse une crise majeure, la plus grave depuis le début de la construction européenne. Son affaiblissement signifie un désordre accru de la mondialisation, avec toutes ses conséquences pour les pays les plus pauvres, les équilibres humains et écologiques de la planète. Il nous faut d’urgence inventer un nouveau projet européen pour éviter que l’Union ne se dissolve dans une grande zone de libre échange. L’Europe est plus que jamais nécessaire pour défendre nos valeurs et offrir au monde un modèle international de développement dans un monde instable et dangereux.. Nous voulons que l’Europe politique devienne réalité et s’ouvre aux peuples d'Europe qui aspirent à nous rejoindre.

Construire une société civile européenne

Nous appelons à des mobilisations nationales, démocratiques et européennes fortes, rassemblant tous ceux qui souhaitent sincèrement sauver l’Europe, ceux qui étaient partisans du traité, comme ceux qui en étaient adversaires, et prennent acte aujourd’hui des effets négatifs du refus français. Nous appelons les parlements, européens et nationaux, les diverses forces politiques et les principales forces de la société civile, en premier lieu les partenaires sociaux, à proposer des formes d’intégration politique, bien sûr, économique et sociale, et des orientations politiques structurelles communes (aménagements du territoire, solidarité, recherche) qui devraient être ensuite validées aux deux échelles, européenne et nationale. Le Parlement européen a appelé à la tenue de « forums citoyens ». Pour qu’ils réussissent, nous appelons à constituer, pour la première fois, à l’échelle de la France d’abord, et bien sûr de l’Europe, des comités Sauvons l’Europe. D’ores et déjà nous réunirons fin septembre lors d’une université d’été ouverte à toutes celles et ceux qui partagent cette perspective.

La diversité de nos engagements, de nos convictions, de nos appartenances nous rassemble dans le sentiment d’une même urgence, du même espoir de paix, de démocratie et de prospérité partagées qui a animé les fondateurs de l’Europe moderne : il faut sauver l’Europe.

Premiers signataires :

Marie Hélène Aubert (députée européenne Vert), Denis Baupin (adjoint au maire de paris, membre du conseil national des verts), Jean-Marie Bockel (maire de Mulhouse, Ps), Frédéric Brun (revue Ecologie et politique), Henry Colombani (militant associatif), Hélène Correy (Freie Universität Berlin), Daniel Cohn-Bendit (député européen Vert), Jacques Delors (ancien président de la commission des communautés européennes), Harlem Désir (député européen, Ps) Gérard Doublet (sociologue, militant Vert), Anne Dux (Président de Convictions) Olivier Duhamel (professeur à l’IEP), François Fëjto (historien), Aurélie Filipetti (écrivain et élue Vert), Jean-Baptiste de Foucauld (ancien commissaire au Plan), Bronislaw Geremek (historien), Patrice Gohier (maire adjoint Paris XIIIe) Serge Guérin (professeur associé Université Lyon 2), Elisabeth Guigou (député Ps, ancienne ministre), Guy Hascoët (ancien ministre, Verts), Pierre Hassner (CERI), Marc d’Héré (président de Générations Europe), Philippe Herzog, (Président de Confrontations –Europe) Bernard Kouchner (ancien ministre, président de Réunir), Jean-Noël Jeanneney (ancien ministre, Président d’Europartenaires), Zaki Laidi ( professeur de sciences politiques), Jacques Lebas (ancien Président de médecins du Monde), Jean Lecuir (syndicaliste), Marie-France Lecuir (ancienne député), Jean Yves Le Drian, (député Ps, président du Conseil régional de Bretagne) Jean-Pierre Mignard (avocat, Président de Témoin), Yann Moulier-Boutang (directeur de la revue Multitudes), Marc-Olivier Padis (rédacteur en chef d’Esprit), Bernard Poignant (député européen, Ps), Joël Roman (éditeur), Gérard Sanvicens (militant associatif), Isabelle Seguin (éditrice), Jorge Semprun (écrivain), Nicolas Tenzer (président du Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique (CERAP), directeur de la revue Le Banquet), Dominique Voynet (ancienne ministre, Verts).

Et les associations, clubs, fondations et collectifs suivants :

Club "À gauche, en Europe", ACT (Actions citoyennes Toulouse), CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail), Collectif Citoyen 95, collectif Gauche fédéraliste, Confédération Étudiante, Confrontations-Europe, Convictions, Europa Nova, Europartenaires, Fidélio (collectifs de diplomates de gauche), Gauche moderne, Générations Europe, Initiatives Citoyens en Europe, RE-SO (réformistes et solidaires), Réseau Citoyennes d'Europe / Women Citizens of Europe Network (RCE), Réunir, Rêve, Témoin.

Posté par slesciencespo à 11:25 - L'appel Sauvons l'Europe - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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